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Episode 4 : l'Azerbaïdjan

Avant de vous parler de l’Azerbaïdjan, je vais évoquer rapidement le train Tbilissi / Bakou. C'est un vieux train soviétique, direct, avec un arrêt nocturne à la frontière, et passage en douane pour moi. Mais ce qui m'a le plus marqué, ce sont les multiples trous dans les wagons : des impacts de balles... C'est le Far-East. Cette nuit-là, notre train n'a pas été attaqué : ni rebelles tchétchènes, ni séparatistes géorgiens, ni méchants mafieux, rien, ... à part, pour moi, une tentative de racket des douaniers géorgiens.

L’Azerbaïdjan est très différent des ses voisins caucasiens, de par son histoire, sa culture, sa religion, sa langue, son alphabet... L’Arménie et la Géorgie sont des pays chrétiens, l’Azerbaïdjan est musulman (85% de chiites, le reste sunnites, et des miettes de russes orthodoxes), et ce depuis plus de 1000 ans. Le pays fit partie de l'Empire ottoman et en a gardé une langue, l'azéri, dont la plus proche est le turc de Turquie. Les deux langues…
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Episode 3 : la Géorgie

Tbilissi, la capitale de la Géorgie, est un charmant petit village avec ses vieilles maisons en bois, ses vieilles voitures, ses vieilles traditions ... Bref, une ville avec une longue histoire comme je les aime. Oui, c'est une ancienne étape de la route de la soie, entre l'Asie Centrale et l'Asie Mineure (la Turquie). Bien que je ne sois resté que 29 jours (en août / septembre 1995), mon histoire avec la Géorgie est tellement longue que je ne vais vous en raconter que quelques petits morceaux choisis.

Voici une fresque murale peinte en hommage à Niko Pirosmanichvili, dit Pirosmani (1862-1918). Les plus cinéphiles connaissent peut-être le superbe film de Giorgi Shengelaya, réalisé en 1969 : "Pirosmani" (lien en VO sous-titré en anglais, cliquer dans la barre des réglages pour activer les sous-titres). Le film évoque la vie et l’œuvre de ce célèbre peintre "naïf" géorgien du XIXème siècle, Niko Pirosmani. Il échangeait sa peinture contre un repas. En 19…

Episode 02 : l'Arménie

Ça n'a pas été facile d'aller en Arménie, en août 1995. Il m'a d'abord fallu convaincre l'employé de l'ambassade à Paris de m'accorder un visa. Il a tenté de me dissuader pendant 10 bonnes minutes (il n'y a pas de bus, pas de taxi, rien à manger...), avant de constater que je voulais vraiment y aller, et il m'a alors rempli mon passeport avec un grand sourire. Ensuite, sur le terrain, je n'ai pas pu passer directement de la Turquie à l'Arménie (comme je le raconte dans l’épisode 1). Je suis donc remonté jusqu'à la mer Noire. Je suis entré en Géorgie à Batoumi, puis j'ai pris un vieux bus jusqu'à Akhaltsikhé. J'ai dormi dans une maison en bois, rencontré Rubik (photo ci-dessus), un Arménien enrôlé dans l'armée russe pour aller s'interposer entre la Géorgie et la province sécessionniste d'Abkhazie - mais je vous parlerai de ce casse-tête caucasien dans le prochain épisode... Puis, le lendemain matin, je me dirigeai…

Episode 01 : la Turquie

Le 1er juillet 1995, je prends un bus au départ de Paris, à destination d'Istanbul, en Turquie. Le voyage dure 1 jour et demi :  descendre l'Italie jusqu'au bout de la "botte", à Brindisi, y prendre un ferry pour rejoindre, puis traverser, la Grèce, et enfin arriver le 3 juillet à la "Sublime Porte". Les premières heures en bus furent parmi les plus émouvantes de mon long voyage. En effet, lors d'un départ, on quitte sa maison, ses amis, sa famille, la petite routine quotidienne et on s’élance vers l'inconnu. Dans mon cas, je ne savais absolument pas quand j'allais retrouver tout cela. J'ai bien eu des petits moment de blues ensuite, mais jamais aussi forts que ce premier jour. Quand on est ailleurs, loin, il y a des centaines de choses à voir, des milliers de gens à rencontrer, des millions de souvenirs à enregistrer... mais dans les premières heures de ce voyage, j’étais seul, dans un bus de nuit, avec les phares des autres autos filan…