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Episode 10 : le Tibet (2eme partie)

Pour cette seconde partie du récit de mon voyage au Tibet, je vous présente le Potala (ci-dessus). Construit pour le 5e dalaï-lama, de 1645 à 1694, le Potala fut le lieu de résidence principal des dalaï-lamas. Les Tibétains vénèrent les dalaï-lamas comme des dieux chargés de la représentation et de la protection du Tibet et du peuple tibétain. Ce "château de Versailles du Tibet", de sacrées dimensions, possède également une dimension sacrée, car bien que n’étant pas un temple, c'est ici que résidaient les dalaï-lamas jusqu'à la fuite du 14e dalaï-lama en Inde en 1959. Il comporte encore de nombreux objets, souvenirs et documents, ... et de nombreux pèlerins font des offrandes devant ses autels. Cette vénération se reporte donc tout naturellement sur le Potala en l'absence de son propriétaire.


Que dire devant le comportement de certains visiteurs du Potala, touristes étrangers ou chinois, soldats, qui ne respectent absolument pas les lieux ? Dans tous les lieux im…
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Episode 09 : le Tibet (1ère partie)

En 1995, pour aller au Tibet, soit vous preniez l'avion, soit vous alliez à Golmud, ville minière de la province du Qinghai, et surtout point de départ des bus pour Lhassa, en passant par le col de Tanggula (5231 m). Photo ci-dessus : petit arrêt pipi sur la route, on voit les montagnes au loin, on va vers elles. Je me souviens de m’être réveillé au milieu de la nuit pendant cette traversée, on ne voyait absolument rien, mais on sentait clairement le bus qui glissait sur une plaque de verglas... j'ai préféré me rendormir. Le voyage est long, le guide indique qu'il prend au minimum 30 heures, mais qu'il n'y a pas de maximum... Après un jour et demi de route, et de multiples points de contrôle des papiers et des voyageurs, j'arrive à Lhassa.
Depuis 2006 il est possible de faire ce trajet en train, dont certaines voitures sont pressurisées. En 2018, le Tibet a reçu plus de 34 millions de touristes, majoritairement chinois, contre seulement 28 000 en 1994. La popula…

Episode 08 : la Chine (1ère partie)

Novembre 1995. Voici une de mes premières images de Chine, après le passage de la frontière avec le Kazakhstan : des paysans rentrent des champs avec leurs charrettes tirées par des ânes. Il faut souligner que cette simple frontière représente plus qu'une simple séparation géographique. Après plus de 3 mois passés dans les ruines du plus grand pays du monde, l'Union Soviétique (Caucase, Asie Centrale), je découvre le pays le plus peuplé : la Chine. C'est l'arrivée dans un autre monde : autres langue, histoire, culture, cuisine, population, régime politique, mode de pensée, fréquentation touristique, ... Tout y est différent.
Dans le prologue, je racontais mon choix d'apprendre le russe et non le mandarin. Ce choix fut le bon je pense, car en URSS le fait de parler anglais vous rendait suspect. Pourquoi parler la langue de l'ennemi, si ce n'est parce qu'on est un espion ? De plus, en parlant russe, je recevais un accueil encore plus chaleureux. Parfois …

Episode 07 : le Kirghizstan et ++

миру мир ! ("mirou mir" - la paix dans le monde), tel est l’accueil que vous réserve la petite ville d'Och, au Kirghizstan. Mais avant de parler de ce bel exemple de propagande de l’Union Soviétique, voyons plutôt comment je suis arrivé ici.
Mi-octobre 1995, je suis à Samarcande, en Ouzbékistan, et en possession d'un visa me permettant de transiter dans toutes les républiques d'Asie centrale. Plutôt que de me rendre directement à Tachkent, la capitale, je décide de visiter un peu les environs, ou du moins ce qui n'est pas trop dangereux. Je rencontre de nombreux Afghans qui me déconseillent franchement d'aller dans leur beau pays, car il y a alors une guerre civile entre de nombreuses factions rivales, et un laisser-passer pour une région pourrait être source de problème dans la suivante. Un beau casse-tête, et certainement pas un endroit où faire du tourisme.
Je décide d'aller au Kirghizstan. Pour cela, je dois traverser un peu le nord du Tadjikis…

Episode 06 : l'Ouzbékistan

Comme tout voyage au long cours qui s’écrit, s'improvise, au fil du temps et des kilomètres, il y a parfois des passages difficiles. Et, le plus souvent, ils apparaissent aux frontières... Après avoir quitté le Turkménistan en train, je suis arrivé en Ouzbékistan. Jusque-là, c'est normal. Le problème c'est qu'il n'y avait pas d’arrêt à la frontière entre les 2 républiques, pas de douane, et que je n'avais pas de visa ouzbek. A l'arrivée, en gare de Boukhara, idem, pas un seul policier, ni bureau d'information. Cette question n'a été réglée qu'à Samarcande. L’hôtel dans lequel je dormais a fait son devoir et m'a signalé aux autorités. Au bout de 5 jours, deux policiers sont venus me chercher et m'ont amené au bureau local du tourisme ou des affaires étrangères, et j'ai expliqué mon cas. Le fonctionnaire qui m'a reçu m'a délivré un visa (contre paiement bien sûr), et raconté qu'habituellement les voyageurs arrivaient en av…