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Affichage des articles associés au libellé tremblement de terre

Episode 02 : l'Arménie

Ça n'a pas été facile d'aller en Arménie, en août 1995. Il m'a d'abord fallu convaincre l'employé de l'ambassade à Paris de m'accorder un visa. Il a tenté de me dissuader pendant 10 bonnes minutes (il n'y a pas de bus, pas de taxi, rien à manger...), avant de constater que je voulais vraiment y aller, et il m'a alors rempli mon passeport avec un grand sourire. Ensuite, sur le terrain, je n'ai pas pu passer directement de la Turquie à l'Arménie (comme je le raconte dans l’épisode 1 ). Je suis donc remonté jusqu'à la mer Noire. Je suis entré en Géorgie à Batoumi, puis j'ai pris un vieux bus jusqu'à Akhaltsikhé. J'ai dormi dans une maison en bois, rencontré Rubik (photo ci-dessus), un Arménien enrôlé dans l'armée russe pour aller s'interposer entre la Géorgie et la province sécessionniste d'Abkhazie - mais je vous parlerai de ce casse-tête caucasien dans le prochain épisode... Puis, le lendemain matin, je me dirige...

Episode 06 : l'Ouzbékistan

  Comme tout voyage au long cours qui s’écrit, s'improvise, au fil du temps et des kilomètres, il y a parfois des passages difficiles. Et, le plus souvent, ils apparaissent aux frontières... Après avoir quitté le Turkménistan en train, je suis arrivé en Ouzbékistan. Jusque-là, c'est normal. Le problème c'est qu'il n'y avait pas d’arrêt à la frontière entre les 2 républiques, pas de douane, et que je n'avais pas de visa ouzbek. A l'arrivée, en gare de Boukhara, idem, pas un seul policier, ni bureau d'information. Cette question n'a été réglée qu'à Samarcande. L’hôtel dans lequel je dormais a fait son devoir et m'a signalé aux autorités. Au bout de 5 jours, deux policiers sont venus me chercher et m'ont amené au bureau local des affaires étrangères, et j'ai expliqué mon cas. Le fonctionnaire qui m'a reçu m'a délivré un visa (contre paiement bien sûr), et raconté qu'habituellement les voyageurs arrivaient en avion, et que...

Episode 07 : le Kirghizstan et ++

миру мир ! ("mirou mir" - la paix dans le monde), tel est l’accueil que vous réserve la petite ville d'Och, au Kirghizstan. Mais avant de parler de ce bel exemple de propagande de l’Union Soviétique, voyons plutôt comment je suis arrivé ici. Mi-octobre 1995, je suis à Samarcande, en Ouzbékistan , et en possession d'un visa me permettant de transiter dans toutes les républiques d'Asie centrale. Plutôt que de me rendre directement à Tachkent, la capitale, je décide de visiter un peu les environs, ou du moins ce qui n'est pas trop dangereux. Je rencontre de nombreux Afghans qui me déconseillent franchement d'aller dans leur beau pays, car il y a alors une guerre civile entre de nombreuses factions rivales, et un laisser-passer pour une région pourrait être source de problème dans la suivante. Un beau casse-tête, et certainement pas un endroit où faire un petit tour. Je décide d'aller au Kirghizstan. Pour cela, je dois traverser un peu le nord du Tadji...