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Episode 06 : l'Ouzbékistan

Comme tout voyage au long cours qui s’écrit, s'improvise, au fil du temps et des kilomètres, il y a parfois des passages difficiles. Et, le plus souvent, ils apparaissent aux frontières... Après avoir quitté le Turkménistan en train, je suis arrivé en Ouzbékistan. Jusque-là, c'est normal. Le problème c'est qu'il n'y avait pas d’arrêt à la frontière entre les 2 républiques, pas de douane, et que je n'avais pas de visa ouzbek. A l'arrivée, en gare de Boukhara, idem, pas un seul policier, ni bureau d'information. Cette question n'a été réglée qu'à Samarcande. L’hôtel dans lequel je dormais a fait son devoir et m'a signalé aux autorités. Au bout de 5 jours, deux policiers sont venus me chercher et m'ont amené au bureau local du tourisme ou des affaires étrangères, et j'ai expliqué mon cas. Le fonctionnaire qui m'a reçu m'a délivré un visa (contre paiement bien sûr), et raconté qu'habituellement les voyageurs arrivaient en avion, et que les visas étaient délivrés a l’aéroport. Il m'a aussi indiqué qu'il y avait un accord de circulation entre les républiques d'Asie centrale et que je pouvais transiter dans les autres pays avec le seul visa ouzbek... Cette info me sera utile pour mes prochains déplacements.

Symbole de Boukhara, le minaret Po-i-Kalyan a été construit en briques de terre cuite, en 1127. Il servait à appeler à la prière, mais aussi de phare pour les caravanes arrivant du désert car un feu était allumé à son sommet chaque nuit. Il servait enfin de tour de guet en cas de conflit. Du haut de ses 48m, sans doute une des plus hautes tours du monde à cette époque, les guetteurs ont dû voir arriver Gengis Khan et sa horde en 1220. Les Mongols envahissent la ville, pillent, massacrent les habitants, ... la routine habituelle. Ils rasent tous les bâtiments, sauf le minaret - et c'est vrai qu'il est beau... mais en fait c'est pas pour son esthétique qu'ils conservent cette tour, mais pour jeter dans le vide les condamnés à mort. Quels hommes pragmatiques. Cette singulière coutume sera conservée jusqu'au XXe siècle, le minaret gagnant le surnom de "tour de la mort".
Il ne faut pas croire que Boukhara ne tourne qu'autour de la mort, la ville est aussi source de progrès grâce à un de ses plus célèbre représentants : Ibn Sīnā, dit Avicenne, né le 7 août 980 à Afshéna, près de Boukhara. A la fois philosophe et médecin, il rédigea une encyclopédie médicale dans laquelle il opère une vaste synthèse médico-philosophique avec la logique d'Aristote, combinée avec le néo-platonisme. Son influence sera prédominante dans l'Occident médiéval latin jusqu'au XVIe siècle. Avicenne s'attache beaucoup à la description des symptômes, décrivant toutes les maladies répertoriées à l'époque, y compris celles relevant de la psychiatrie... bref, quelqu'un de très très en avance sur son temps.

 
Malgré les recherches d'Avicenne, la mort continue son œuvre, en Asie centrale comme ailleurs. Mais dans les pays avec une longue histoire, elle laisse aussi des traces, comme ces tombeaux, cimetières (ci-dessus), ou encore le Gour Emir (en rénovation ci-dessous), mausolée situé à Samarcande, qui servira de modèle pour les grandes sépultures mogholes, comme le Taj Mahal en Inde. Ce Gour Emir est le lieu de sépulture de Tamerlan (aussi connu sous le nom de Timour). Tamerlan ? C'est un guerrier turco-mongol du XIVe siècle, redoutable chef de guerre ouzbek. Il conquiert une grande partie de l'Asie centrale et occidentale et le nord de l'Inde. Les historiens parlent souvent de "catastrophe timouride" tant ses destructions et massacres ont été considérables ; les estimations sur le nombre de morts de ses campagnes militaires vont de 1 million à 17 millions de personnes (soit environ 5 % de la population mondiale de l'époque). Il n'hésite pas à massacrer la totalité de la population des villes qui lui résistent.

Amateurs de phénomènes surprenants, attention, l'histoire ne s’arrête pas là. Le corps de Tamerlan a été exhumé en 1941, sur ordre de Staline, par un médecin légiste russe, Mikhaïl Guerassimov. Mais une sombre malédiction pèse sur le tombeau de Tamerlan ; une inscription gravée avertit « Lorsque je reviendrai à la lumière du jour, le monde tremblera ». Il se trouve que la nuit du 22 juin 1941, où Guerassimov exhuma le corps de Tamerlan, Hitler lança l'opération Barbarossa (l'invasion de l'Union soviétique par le IIIe Reich). Plus fort encore : le corps de Tamerlan a été à nouveau déposé dans sa tombe en suivant les rites islamiques, en novembre 1942, juste avant la victoire soviétique à la bataille de Stalingrad (et le retrait des troupes allemandes). En 2001, les historiens russes estimaient les pertes du conflit germano-soviétique à 26,2 millions de Russes tués (environ 16 % de la population de l’Union soviétique de 1940), dont 15,6 millions de civils, auxquels on peut rajouter plus de 6 millions de soldats de la Wehrmacht. Au cas où... ce serait bien que plus personne n'aille déranger Tamerlan. En tout cas de mon côté, vu que le bâtiment était fermé, je l'ai laissé dormir tranquillement.

Samarcande, installée sur la Route de la soie, entre la Chine et l'Europe, a été une des plus grandes cités d'Asie centrale. Parmi les nombreux monuments, le Régistan est l'ancien cœur de la ville. Il est entouré de trois médersas (ou madrassas = écoles coraniques). Vous pouvez en voir une première ci-dessus, puis les 3 qui se font face, sur l'image suivante.

La ville de Samarcande, située dans une grande oasis, témoigne d'une histoire qui remonte à plus de deux millénaires et demi. Riche en monuments historiques, elle a été proclamée en 2001 par l'UNESCO carrefour de cultures et site du patrimoine mondial.

 
Voici le portail de la mosquée Bibi-Khanym (l'une des femmes de Tamerlan) en cours de rénovation, en 1995. Le porche a depuis été reconstruit. Si vous pensez que sa destruction est le résultat d'une invasion de barbares, tatars ou autres pillards... repassez plus tard. Non, c'est simplement le plus gros risque de toute la région : un tremblement de terre... Celui-ci se produisit en 1897 mais il épargna les autres monuments de la ville. Quelqu'un aurait-il essayé d'ouvrir son mausolée ?
L’après-midi du mercredi 18 octobre 1995, alors que je bouquine tranquillement dans ma chambre d’hôtel, le verre d'eau posé sur la table basse commence à trembler légèrement, accompagné d'un léger grondement. En bon Parisien que j’étais à époque, je me dis "tiens, il y a un métro qui passe", avant de réaliser une seconde après qu'il n'y a pas de métro à Samarcande. Entre-temps le verre se déplace sur la table. Les vibrations se font plus fortes. Je regarde partout, impossible de me glisser sous la table basse. Je ne peux sortir par la fenêtre, je suis dans les étages. Alors j'attends. Je rattrape le verre avant qu'il tombe par terre. Le tremblement s’arrête enfin, sans rien casser.
Le lendemain, j'apprends que l'épicentre de ce séisme de magnitude de 6.3 est assez loin, dans les montagnes inhabitées. Pour les locaux il ne s'est rien passé de spécial. Par contre ils parlent beaucoup de la neige qui est tombée l'avant veille, ce qui, même en Asie centrale, est totalement inhabituel si tôt dans la saison.

Vous ai-je déjà dit que Samarcande était sur la Route de la soie ? Même si la ville n'est plus le carrefour des marchands de tout le continent, le marché reste un endroit vivant et très interessant. A gauche, vous pouvez voir 3 hommes portant le toubeteïka, le chapeau traditionnel d’Ouzbékistan. Il y en a en noir et blanc, d'autres en couleurs, avec différents motifs. Autrefois, on pouvait lire l'origine ethnique, la région, la tribu, voire le village de celui qui portait la calotte.
Au centre, un vieil homme des steppes, avec ses bottes, son gros manteau matelassé et sa chapka. Notez que les vendeuses sont des femmes, et les clients des hommes. Les marchandises sont présentées dans des grands sacs posés au sol. Ce sont des céréales, plantes, herbes médicinales, cannabis - oui, dans la section arrière du marché, on trouve de la drogue en vente libre, mais cachée, que même les policiers achètent, je suppose donc que c'est pas légal mais d'usage courant. Un peu comme l'alcool : l'Ouzbékistan est un pays laïc dont 94 % de la population est musulmane (de rite sunnite), mais je vous affirme qu'on n'y boit pas que du thé, ou alors ils ne le préparent pas avec de l'eau chaude, mais plutôt avec de la vodka glacée dans laquelle ils oublient fréquemment de mettre le thé à infuser. Héritage soviétique sans doute...

Après Samarcande, j'ai fait un petit détour par la sympathique mais agitée vallée de la Ferghana, dans l'est du pays, avec des incursions au Tadjikistan et au Kirghizistan (mais je vous raconterai ça dans le prochain épisode), puis je suis allé à Tachkent, la capitale de l’Ouzbékistan. Le rapport avec la photo ci-dessus est un peu tiré par les cheveux, évidemment... C'est juste un salon de coiffure qui se trouvait dans une gare routière où j'attendais un bus. Nous avons discuté un long moment car les bus ne passent pas souvent.

Tachkent (citadelle de pierre en Ouzbek), est encore une de ces vieilles villes étapes situées sur la Route de la soie, à l'histoire longue et tumultueuse... mais il ne reste presque rien de tout cela car le 26 avril 1966, Tachkent et sa région sont sévèrement frappées par un tremblement de terre. La ville est reconstruite et devient une ville moderne, à l’européenne, avec un urbanisme typiquement soviétique (larges avenues, quartiers constitués en blocs d'habitations, etc.). La seule raison qui me pousse à y rester une semaine est le temps d'attente pour obtenir un visa auprès du consulat de Chine. Je me suis renseigné cette fois (voir le début de la note), et Tachkent est la seule ville d'Asie centrale où l'on peut obtenir ce visa en 1995, il ne faut donc pas rater l'occasion. A part ça la ville n'a que peu d’intérêt pour moi. Je ne nie pas, si vous vous intéressez à l'architecture soviétique, elle peut être passionnante ;-).
En 1995, la ville baigne encore dans l'ambiance de l'URSS avec ses vieux tramways, ses bus hors d'âge et quelques magasins qui exposent fièrement un seul type de conserve sur leurs rayons, car c'est le seul produit dont ils disposent. Si ça peut vous rassurer (ou pas), il y a aussi des boutiques privées où l'on trouve de nombreux produits hors de prix.

L'Ouzbékistan est l'un des deux seuls pays au monde (avec le Liechtenstein) à être doublement enclavé, c'est-à-dire qu'il faut traverser les frontières d'au moins deux autres États pour avoir un accès à l'océan. Autant dire que lorsque vous êtes au milieu de ces steppes, vous êtes loin de tout, et pas que des océans. C'est aussi un voyage hors du temps, avec ces villes, musées à ciel ouvert, si bien conservées. Dans certains endroits, il est facile de s’évader et de s'imaginer en compagnie de Marco Polo sur la route de Cathay (le nom qu'il donne à la Chine).

N'oubliez pas que tout ce qui est écrit dans cette page est mon témoignage sur mon voyage fait en octobre / novembre 1995, et que certaines choses ont sans doute beaucoup changé depuis... Si vous avez des commentaires, questions, infos, ... n’hésitez pas ! La bise à tous mes éventuels lecteurs ouzbeks, et aux autres aussi.
Prochain épisode : grande promo sur les républiques d'Asie centrale : Tadjikistan, Kirghizistan et Kazakhstan - 3 pour le prix d'une (vous verrez pourquoi ;-) !

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