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Episode 05 : le Tukménistan

Avant de commencer ce nouvel épisode, comme elle n'est pas trop connue, je vous présente la nouvelle région que nous allons traverser dans les prochains numéros : l'Asie centrale. Autrefois appelée Turkestan, l'Asie centrale est une sous-région du continent asiatique, située à l’est de la mer Caspienne, à l’ouest de la Chine, et au nord de l'Iran et de l'Afghanistan, au centre de l'Asie quoi ;-). 
C'est une vaste zone de steppes où le nomadisme fut le mode de vie le mieux adapté. La Route de la soie, favorisant les échanges de marchandises, techniques, idées, religions, traversait l’Asie centrale. Mais elle fut également maintes fois envahie, par exemple par Alexandre le Grand, les hordes de Gengis Khan et de ses successeurs, et dernièrement par les moissonneuses batteuses soviétiques. Ce n'est pas une blague malheureusement, l'URSS avait décidé que la région produirait des tonnes de coton, et pour irriguer ces champs dans le désert, la mer d'Aral a été asséchée et les rivières toutes polluées.
Aujourd'hui l'Asie centrale est divisée en 5 républiques indépendantes qui faisaient toutes partie de l'URSS : Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan et Turkménistan. Nous allons commencer par cette dernière. (Il y a une autre carte plus précise en fin d'article).

Impossible de parler du Turkménistan de 1995 sans évoquer Saparmourat Niazov. C’était le premier secrétaire du parti communiste de la république socialiste soviétique du Turkménistan entre 1985 et 1991, puis le président du Turkménistan jusqu'à sa mort, en décembre 2006. Considéré comme l'un des dictateurs les plus autoritaires du monde, il avait également l'habitude d'imposer à son pays ses excentricités personnelles. En 1993, il change officiellement de nom et devient Turkménbachy, c'est-à-dire "Chef des Turkmènes". Il a, en outre, donné son nom, ou celui de membres de sa famille, à divers écoles, aéroports et même à une météorite. Le visage de Niazov orne tous les billets de banque (voir ci-dessous), et de larges portraits du président sont affichés dans tout le pays. Des statues à son effigie sont disséminées dans tout le Turkménistan. L'une d'entre elles plaquée d'or, se trouve au sommet d'un des plus hauts bâtiments d'Achgabat (la capitale), et pivote sur elle-même afin d'être toujours orientée vers le soleil. "Personnellement, je suis opposé à ce que l'on voie des images ou des statues de moi dans les rues... mais c'est ce que veut le peuple."
Les ouvrages scolaires sont presque exclusivement constitués de ses discours. Il a aussi changé le nom des jours et des mois de l'année. Ainsi, janvier est devenu Turkménbachy, avril gurbansoltan eje (nom de sa mère), septembre ruhnama (son livre, sorte de guide spirituel de la nation)...
Si ça peut vous rassurer, Gurbanguly Berdimuhamedow, son successeur à la présidence du pays depuis 2006, a instauré son propre culte de la personnalité, remplacé les livres de Niazov par les siens, changé les statues... En 2018, le Turkménistan occupe la 161e place sur une échelle de corruption de 180 pays évalués par Transparency International. Pour l'ONG Human Rights Watch, "le Turkménistan reste l'un des pays les plus répressifs au monde, qui affiche un bilan désastreux sur les droits de l'homme". Je sais, ça vous donne pas très envie d'y aller comme présentation, mais de toute façon vous avez peu de chance de pouvoir entrer : les rares visas sont maintenant réservés au personnel travaillant dans l’exploitation des riches gisements de gaz de la mer Caspienne, aux diplomates, étroitement surveillés, et aux expatriés des entreprises du bâtiment.

Bon, c'est bien joli toutes ces bios de despotes, mais qu'est que ça change en vrai, dans la vie ? Et bien justement, je l'ai découvert dès mon arrivée, au port. En prenant un ferry à Bakou, pour quitter l’Azerbaïdjan, je pensais juste traverser la mer Caspienne et arriver en face, à Krasnovodsk (Ville de l'Eau rouge en persan). Que nenni, j'ai débarqué à Turkménbachy. Oui, Niazov avait changé le nom de la ville, principal port du pays, pour lui donner son nouveau surnom.
Bien évidement, son portrait est partout dans le port : sur des affiches, les écoles, les billets de banque, le bureau de la douane (j'ai eu un visa transit en sortant du bateau). Comme je débarquais, je ne le connaissais pas encore, je demande donc qui c’était, à un homme qui attendait dans la rue. Après avoir vérifié qu'il n'y avait personne d'autre dans la rue, il a craché par terre, devant le portrait sur un mur, en le traitant de tous les noms. OK, au moins c'est clair, le président est un dictateur, en parler fait peur, la police fait régner la terreur...

Après avoir subi une vérification en règle de mes papiers à la gare, donné mon itinéraire, et des tas d'autres renseignements, je suis autorisé à quitter Krasnovodsk Turkménbachy et prendre le train jusqu'à Achgabat. C'est un train de nuit qui roule doucement et me permet de me reposer.
Arrivé au matin dans la capitale, je me mets à la recherche d'un hôtel. C'est assez facile selon le guide, puisqu'il n'y en a qu'un, de type Intourist (une agence de voyage créée en 1929 en Union soviétique, le seul interlocuteur pour quiconque souhaitait voyager en URSS). En 1995, cette situation de monopole, bien pratique pour surveiller les voyageurs, était toujours d'actualité à Achgabat (ce qui n’était pas le cas dans le Caucase). A la réception, les tarifs ubuesques me font rire, car évidement il y a un système de double tarification : locaux/étrangers. Comme j'ai vu les tarifs pour les locaux, il est hors de question que je paye 30 fois plus pour un hôtel tout à fait basique. Je demande à bénéficier de ces prix autochtones (en négociant en russe). Au début on me répond oui... mais... une seconde... tu viens d’où ? puis rapidement ça devient Niet ! Je dois payer une fortune. - Y-a-t-il d'autres hôtels ?  - Niet ! Je fais quoi alors ? ...
Je ressors dans la rue pour faire le point. La ville est quasiment vide et sans grand intérêt : en 1948 un très violent séisme, estimé à 7,3 sur l'échelle de Richter, rasa la ville et tua plus de 176 000 personnes. La ville fut reconstruite dans le superbe style soviétique de l’époque : des suites de gros blocs de béton brut bien alignés...
Dans ces conditions, il ne me reste plus qu'a suivre les conseils de Lénine, et m'en aller au loin... Quoi, cette statue ne veut pas dire ça ? Je vais à la gare subir un nouvel interrogatoire, et prends un nouveau train de nuit pour Mary.

Mary et Merv sont 2 villes voisines dans le désert. Ou plutôt, Merv est une ancienne cité aujourd'hui disparue et Mary une ville nouvelle.
La ville de Merv trouve ses origines au IVe siècle av. J.-C., ce qui en fait une des plus anciennes villes d'Asie centrale. Elle fut fondée par Alexandre le Grand en -328 sous le nom d'Alexandrie de Margiane. Au Moyen Âge, elle devint une importante cité marchande en raison de sa position géographique privilégiée sur la Route de la soie. Elle fut maintes fois détruite, puis reconstruite.

Au cours des XIIe et XIIIe siècles, elle est devenue l'une des plus grandes villes du monde, comptant jusqu'à 500 000 habitants. Les géographes arabes et persans l'ont appelée "la mère du monde". En 1221, la horde mongole de Tolui (plus jeune fils de Gengis Khan, et père de Kubilai Khan), est passée, tout le monde a trépassé. Les récits historiques soutiennent que la population entière (y compris les réfugiés des environs), soit un million de personnes, a été tuée.

Après la destruction mongole, la ville n'a jamais retrouvé sa pleine prospérité. Entre 1788 et 1789, la ville a été rasée pour la dernière fois et sa population déportée. Dans les années 1800, la ville était complètement déserte. En 1885 un camp militaire de l'empire russe s’établit dans les environs des ruines. Avec les années, ce camp se développe et devient la ville de Mary.

En 1999, le Parc national historique et culturel de l’"Ancienne Merv" a été inscrit au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO.

En 1995, le site était presque entièrement désert. Je n'ai croisé qu'une petite équipe d'archéologues sur un seul site, alors qu'il y a de nombreuses ruines un peu partout, éparpillées sur des kilomètres. Ainsi, par exemple, Erk Kala (20 ha) est un site polygonal entouré de murailles et de fossés qui compte également une citadelle intérieure. Gyaur Kala est de plan approximativement carré, avec des murs atteignant environ 2 km de long...

 
Si vous vous demandez si c'est un chameau ou un dromadaire, sachez que les chameaux ont deux bosses, et les dromadaires n'en possèdent qu'une seule (mais ils sont de la même famille, celle des camélidés). Par contre ce que vous voyez ici est un Turkoman : il a une bosse unique, légèrement subdivisée, décrite parfois comme "une bosse et demie". C'est un hybride, issu le plus souvent d'un chameau mâle et d'une femelle dromadaire. Les 2 premières réponses sont donc à la fois justes et fausses.
Au fait, savez-vous quelle est la différence entre un homme et un chameau ?
- Le chameau peut travailler 10 jours sans boire et l’homme peut boire 10 jours sans travailler.

Voici une des places principales de Mary, la ville "nouvelle" près de Merv. Dans cette scène de la vie quotidienne sans grand intérêt, on voit 2 autobus à droite, quelques passagers, une voiture qui arrive au milieu de la route, en face, des piétons qui passent tranquillement et sur la gauche un ancien magasin de photo (фото). Bref, rien de particulier à signaler. Il n'y a rien de spécial, ni monument, ni curiosité locale... c'est sans doute pour ça que 2 policiers m'ont interrogé, au poste, pendant une vingtaine de minutes, cherchant à comprendre pourquoi j'avais pris cette photo... A l’époque les touristes ne couraient déjà pas les steppes, ils m'ont sans doute pris pour un espion.

Je me rends soudain compte que je n'ai pas encore parlé de la nourriture que l'on trouvait dans tous ces pays. Quelle erreur. En Azerbaïdjan, mangez des chachlyks. En Géorgie on fait d’excellents khatchapouri. En Arménie un très bon cognac ;-). En Turquie ce sont les dolma, kebap, gözleme, baklava, ... Et au Turkménistan, j'ai savouré la soupe de Dimitri (photo ci-dessus), mon voisin de chambre à Mary, un Russe en voyage d'affaire (ici ? Ce ne serait pas lui l'espion ? ;-) . Comme je suis généreux, je vais partager avec vous cette recette secrète - la soupe de Dimitri :
- Faites chauffer de l'eau dans une casserole, 
- Quand elle bout, ajoutez un bouillon-cube, 
- Mélangez et servez ! 
Oui, inutile d'ajouter des légumes, un bout de viande, ni poivre et sel, et surtout pas de crème. Ce plat se déguste nature, pur et dur... 
OK, je me moque, mais c’était bon quand même, car le plus important dans un repas, ce n'est pas forcement le plat, mais plutôt l'ambiance, l’échange, la rencontre, la personne avec qui vous mangez, la discussion qui va avec... bref, ce fut une bonne soirée. 
Le lendemain, je reprends un train de nuit, direction l’Ouzbékistan voisin. De toute façon, regardez la carte ci-dessous, c'est pas comme s'il y avait beaucoup de choix dans les destinations : un axe est-ouest, un nord-sud... à moins, comme Marco Polo, de tenter l'aventure d'oasis en oasis avec une caravane de chameaudaires ... 

N'oubliez pas que tout ce qui est écrit dans cette page est mon témoignage sur mon voyage fait en octobre 1995, et que certaines choses ont sans doute beaucoup changé depuis, enfin je l’espère pour eux... Si vous avez des commentaires, questions, infos, ... n’hésitez pas ! La bise à tous mes éventuels lecteurs turkmènes, et aux autres aussi.
Prochain épisode : l’Ouzbékistan, encore un pays complètement différent (et un peu plus intéressant ;-) !

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